« Quels sont tes pronostics pour la finale ? » Faut-il écrire « pronostic » ou « pronostique » ? Les deux orthographes existent, mais elles n’ont pas la même fonction. Dans cet article, je t’explique la règle, avec des exemples concrets et une astuce pour ne plus te tromper.
« Pronostic » : un nom qui désigne une prévision
Quand le mot est un nom masculin, on écrit toujours « pronostic », sans -que final. Il désigne une prévision, une supposition sur ce qui va arriver. Au pluriel, on écrit simplement « des pronostics ».
Étymologie
Le mot vient du latin prognosticus, lui-même issu du grec prognostikos. Pro signifie « en avant » et gignoskein signifie « connaître ». Autrement dit, un pronostic, c’est une connaissance par anticipation. Le mot apparaît en français au XIIIᵉ siècle.
Exemples
- Le pronostic du médecin est rassurant.
- Quels sont tes pronostics pour le match de ce soir ?
- Son pronostic vital est engagé.
Idée clé : « pronostic » renvoie toujours à une prévision faite par quelqu’un.
« Pronostique » : un verbe (ou un adjectif médical)
Le mot « pronostique », avec un -que final, peut être deux choses. Soit le verbe « pronostiquer » conjugué, soit un adjectif médical très peu courant.
Le verbe « pronostiquer »
Le verbe « pronostiquer » signifie annoncer ce qui va se passer. Autrement dit, faire une prévision. À l’oral comme à l’écrit, il prend la forme « pronostique » à la 1ʳᵉ et 3ᵉ personne du singulier au présent de l’indicatif.
Voici sa conjugaison au présent :
- je pronostique
- tu pronostiques
- il/elle pronostique
- nous pronostiquons
- vous pronostiquez
- ils/elles pronostiquent
Exemples :
- L’expert pronostique une hausse des prix.
- Les analystes pronostiquent un changement de tendance.
- Que pronostiques-tu pour la finale ?
L’adjectif « pronostique »
Dans le vocabulaire médical, l’adjectif « pronostique » signifie « relatif au pronostic ». Il qualifie un élément qui aide à prévoir l’évolution d’une maladie. Cet usage est admis par l’Académie française. Toutefois, il reste rare dans la langue courante.
Exemple : La diminution de la tumeur est un élément pronostique favorable.
L’astuce pour ne plus les confondre
Pour savoir lequel écrire, remplace le mot par « pronostiquait » (l’imparfait du verbe). Si la phrase garde son sens, c’est le verbe : tu écris donc « pronostique ». Sinon, c’est le nom : tu écris « pronostic ».
Exemples :
- Voici le pronostic du spécialiste. → on ne peut pas dire « voici le pronostiquait du spécialiste ». C’est donc le nom.
- L’expert pronostique une hausse des prix. → on peut dire « l’expert pronostiquait une hausse des prix ». C’est donc le verbe.
À retenir, en bref :
- Pronostic (sans -que) = nom masculin (une prévision).
- Pronostique (avec -que) = verbe conjugué ou adjectif médical.
À noter : cette règle fonctionne aussi pour le couple « diagnostic » et « diagnostique ».
Pour aller plus loin, découvre comment ne plus confondre « suspens » et « suspense » en français.
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