Attention à ne pas confondre « suspens » et « suspense » en français. Si les deux mots existent, ils n’ont pas le même sens ! Leur prononciation n’est pas non plus la même. Découvre dans cet article comment les différencier.
« Suspens » : ce qui est en attente
Le mot suspens vient du latin suspensus (« suspendu »). Il se prononce sus-pan, sans le son -se final.
Définition historique : À l’origine, le terme appartient au vocabulaire religieux. Il désignait un ecclésiastique temporairement privé de l’exercice de ses fonctions. Il est ainsi suspendu de ses fonctions.
Définition actuelle : De nos jours, « suspens » s’emploie presque exclusivement dans l’expression figée « en suspens », qui signifie :
- en attente ;
- non résolu ;
- interrompu ;
- laissé provisoirement sans décision ;
- suspendu.
Exemples :
- Les résultats du concours sont en suspens jusqu’à la semaine prochaine.
- Plusieurs dossiers restent en suspens faute d’informations suffisantes.
- La décision a été mise en suspens dans l’attente d’un accord.
En dehors de cette expression, l’usage de « suspens » seul est très rare. Si tu hésites, demande-toi : est-ce que je parle de quelque chose qui attend, qui n’est pas encore tranché ?
« Suspense » : la tension narrative
Définition : Le mot suspense est un emprunt à l’anglais. Il désigne un état de tension, d’attente anxieuse, ressenti par le lecteur ou le spectateur face à un récit.
C’est un terme courant dans :
- la littérature ;
- le cinéma ;
- les séries ;
- les jeux narratifs.
On l’associe souvent aux genres du thriller, du polar ou du roman à énigme.
Exemples :
- Ce roman est construit de manière à maintenir le suspense jusqu’à la dernière page.
- Le réalisateur joue habilement avec le suspense pour tenir le spectateur en haleine.
- L’épisode se termine sur un dénouement insoutenable, plein de suspense.
Pour aller plus loin, apprends maintenant à différencier « tout » et « tous » en français. Une erreur classique !
bouchelouche dit
Ça me rappelle l’âge tendre des mioches des années soixante scolarisés à l’école Saint Augustin dans le Petit-Séminaire situé sur les hauteurs de Notre Dame d’Afrique à Alger que dirigeait le Père Georges Jeanney dit Père économe. Une occasion de faire témoignage d’estime envers cet homme qui se dévoua pour la cause de l’instruction et l’éducation. Une période gravée dans ma mémoire.