Du XIe au XVIIe siècle, on écrivait ce mot « puis » et l’on prononçait bel et bien le -s final. Le son a disparu depuis longtemps, mais la lettre S, elle, est restée. Voilà pourquoi « puits » garde son -s, même au singulier, et pourquoi « puit » n’existe pas. Je t’explique la règle, l’origine de cette bizarrerie et l’astuce pour ne plus jamais te tromper.
« Un puits » s’écrit toujours avec un -s
Règle : on écrit toujours « puits » avec un -s final, même au singulier. La forme « puit » n’existe pas en français.
En effet, « puits » est un nom masculin invariable. Autrement dit, il s’écrit de la même façon au singulier et au pluriel :
- au singulier : un puits ;
- au pluriel : des puits.
Exemples :
- Il y a un vieux puits au fond du jardin.
- Le seau remonte l’eau du puits.
- Cette histoire est un puits sans fond.
Le mot rejoint donc la petite famille des noms qui gardent leur -s au singulier. C’est aussi le cas de « un poids » ou de « un colis ».
D’où viennent ce -s et ce -t ?
Ce -s revient de loin. Au XIIe siècle, on écrivait d’abord « puz » ou « puiz ». Du XIe au XVIIe siècle, la forme « puis » circulait également.
À cette époque, en revanche, le -s final se prononçait. Cette prononciation a laissé sa trace à l’écrit. Le son a fini par disparaître, mais la lettre, elle, est restée.
Et ce -t, alors ? Le mot vient du latin puteus, qui signifie « trou, fosse ». Les grammairiens ont ajouté la lettre T pour distinguer le nom de l’adverbe « puis ».
L’astuce de Marcel pour ne plus te tromper
Astuce : pense au verbe « puiser » qui a un S. Tu puises de l’eau dans un puits. Rappelle-toi donc du S qui se trouve au milieu du verbe « puiser ».
Pour le -t, souviens-toi de son rôle. Il sépare le puits (nom commun) de l’adverbe « puis ». Ainsi, dès que tu peux remplacer le mot par « ensuite », il s’agit de l’adverbe, donc sans -t ni -s.
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